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Dans le cadre du cycle 2005-2006 « L’Homme en mouvement, Voyages et migrations », le Centre Hâ 32 a proposé une soirée avec
Sylvie Guillaume, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux III et directrice de la Maison des Sciences de l’Homme en Aquitaine.
Si les frontières de l’Europe sont clairement délimitées à l’ouest par les océans, elles sont en évolution constante à l’est. La notion de frontière est au cœur de l’histoire européenne parce qu’elle a pu être protectrice comme le limes romain pour contenir les Barbares, réelle mais aussi symbolique comme le mur de Berlin, naturelle mais instrumentalisée comme le Rhin.
À la notion de frontière s’ajoute celle des identités nationales. L’Europe constitue ainsi un espace privilégiée des migrations qu’elles soient d’ouest en est comme l’émigration protestante sous la France de Louis XIV ou de plus en plus d’est en ouest pour fuir le communisme ou pour fuir le moindre développement de l’Europe centrale et de l’est. C’est cette histoire heurtée que nous évoquerons autour de trois points :
Bibliographie :
Dieckhoff, La nation dans tous ses états, les identités nationales en mouvement, Champ Flammarion, 2000
Sylvie Guillaume, Les démocraties aux Etats-Unis et en Europe, 1945-1989, A Colin, 1998
Maurice Vaïsse, Histoire des relations internationales, Hachette, réed 2005.