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Dans le cadre du cycle 2010-2011 « Jeu, enjeux, hors-jeux » le centre Hâ 32 a proposé une soirée le jeudi 28 avril à 19h30 avec
Le jeu pathologique est actuellement défini comme « une pratique inadaptée,
persistante et répétée de jeux d’argent qui perturbe l’épanouissement personnel, familial, ou professionnel ». La prévalence de cette maladie au sein de la population serait relativement proche entre les pays, et varierait entre 0.4% et 3%. En France, on estime que le jeu pathologique pourrait concerner de 500.000 à 1.000.000 de personnes de toutes les tranches d’âges.
Depuis ses premières descriptions contemporaines en 1929, les connaissances sur le jeu pathologique n’ont cessé de progresser aux niveaux cliniques, étiologiques et thérapeutiques. Depuis 1980 et la troisième révision du DSM (Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux), ce phénomène est considéré comme un trouble du contrôle des impulsions. Dans le cadre de la révision du DSM et la préparation de la 5e version pour 2013, le jeu pathologique va être regroupé avec le spectre des addictions sur le modèle de la dépendance aux substances.
La question est de clarifier les similitudes et les différences entre le jeu pathologique et la dépendance aux substances, en s’interrogeant sur les spécificités du jeu pathologique. Plus particulièrement, il semble intéressant d’examiner dans quelle mesure les spécificités du jeu pathologique sont liées à l’objet d’addiction (le jeu d’argent et de hasard en soi) ou bien si elles s’appliquent au processus addictif (l’addiction en soi). En 2008, l’Inserm a publié une expertise collective sur les jeux de hasard et d’argent faisant une revue très complète de la littérature internationale sur le jeu pathologique.